Rapport fondamental quotidien · lundi 26 octobre 2026
Cinq banques centrales au menu, la France épargnée par Moody’s
Le dollar recule face aux devises liées aux matières premières avant les décisions de la RBNZ, de la Banque du Canada, de la Fed, de la BCE et de la Banque du Japon. Le pétrole au-dessus de 100 $ et la chute de l’or redessinent la hiérarchie du G10.
Synthèse exécutive
- Le moteur du marché : Le marché des changes entame une séquence décisive rythmée par cinq réunions de banques centrales du G10 (RBNZ, Banque du Canada, Réserve fédérale, BCE et Banque du Japon) alors que la détente des rendements obligataires américains favorise un rééquilibrage marqué vers les devises cycliques. Le soulagement budgétaire en Europe, après le maintien inattendu de la note souveraine de la France à Aa3 par Moody's vendredi soir, offre un répit temporaire à la monnaie unique à l'ouverture de la semaine.
- Le lien inter-marchés : Le repli des rendements du Trésor américain — le taux à 2 ans cédant 8 pb sur la semaine à 4,69 % et le 10 ans reculant de 10 pb à 5,00 % — a comprimé l'avantage de portage du billet vert, permettant au yen (+0,73 %) et aux devises liées aux matières premières de surperformer. Simultanément, la divergence spectaculaire entre la flambée du pétrole WTI (+4,44 % sur la semaine à 103,43 $, avant une réouverture à 102,12 $ dimanche soir) et la lourde correction de l'or (−4,09 % à 3 995 $) a propulsé les devises d'exportateurs et à bêta élevé (AUD +1,28 %, CAD +0,97 %, NZD +0,85 %) tout en pénalisant les actifs refuges et les indices boursiers européens comme le DAX 40 (−1,31 % à 25 139) face à un S&P 500 plus résilient (−0,29 % à 7 631).
- Le thème central des 4 à 12 prochaines heures : En l'absence d'indicateurs macroéconomiques de premier plan ce lundi, les flux de la séance européenne et nord-américaine seront dictés par la digestion des annonces du week-end : l'ajustement des primes de risque sur la dette souveraine française après le verdict de Moody's, l'impact du léger repli du WTI sous 103 $ sur les termes de l'échange, et les flux sur les marchés émergents après la victoire de Lula au second tour de la présidentielle brésilienne (environ 51,8 % des voix contre 48,2 % pour Flávio Bolsonaro).
Le baromètre du dollar
Variation de chaque devise du G10 face au dollar sur la semaine écoulée, de vendredi à vendredi.
Les niveaux de la semaine
| Actif | Clôture vendredi | Semaine | Fourchette 7 jours |
|---|---|---|---|
| Devises | |||
| EUR/USD | 1,1203 | −0,32 % | 1,1184 – 1,1258 |
| USD/JPY | 156,87 | −0,73 % | 156,07 – 158,59 |
| GBP/USD | 1,3376 | +0,36 % | 1,3297 – 1,3418 |
| USD/CHF | 0,8250 | +0,13 % | 0,8191 – 0,8269 |
| USD/CAD | 1,4006 | −0,96 % | 1,3968 – 1,4127 |
| AUD/USD | 0,7035 | +1,28 % | 0,6962 – 0,7039 |
| NZD/USD | 0,5700 | +0,85 % | 0,5651 – 0,5710 |
| Matières premières | |||
| Or (once, $) | 3 995 | −4,09 % | 3 975 – 4 189 |
| Pétrole WTI ($) | 103,43 | +4,44 % | 95,24 – 103,88 |
| Actions (CFD) | |||
| S&P 500 | 7 631 | −0,29 % | 7 611 – 7 769 |
| DAX 40 | 25 139 | −1,31 % | 25 008 – 25 705 |
| Taux américains | |||
| Trésor 2 ans | 4,69 % | −8 pb | 4,65 – 4,81 |
| Trésor 10 ans | 5,00 % | −10 pb | 4,96 – 5,15 |
| Crypto | |||
| Bitcoin ($) | 81 200 | −0,75 % | 79 221 – 84 844 |
Tableau de bord macro et anticipations de taux
| Devise | Taux directeur actuel | Prochaine décision (date) | Anticipation du marché | Écart de taux à 2 ans vs USD | Biais |
|---|---|---|---|---|---|
| USD | 4,00 % | 28 octobre 2026 | Statu quo à 4,00 % (consensus Forex Factory) | 0 pb (base : 4,69 %) | Neutre |
| EUR | 2,65 % (refinancement) | 29 octobre 2026 | Statu quo à 2,65 % (consensus Forex Factory) | n.d. | Neutre à baissier |
| JPY | < 1,25 % (n.d. exact) | 30 octobre 2026 | < 1,25 % (consensus Forex Factory) | n.d. | Neutre |
| GBP | n.d. | n.d. | n.d. | n.d. | Neutre à haussier |
| CHF | n.d. | n.d. | n.d. | n.d. | Baissier |
| AUD | n.d. | n.d. | n.d. | n.d. | Haussier |
| NZD | 2,75 % | 28 octobre 2026 | Hausse de 25 pb à 3,00 % (consensus Forex Factory) | n.d. | Haussier |
| CAD | 2,25 % | 28 octobre 2026 | Hausse de 25 pb à 2,50 % (consensus Forex Factory) | n.d. | Haussier |
Dollar américain
Le billet vert aborde cette semaine cruciale en position de repli face à la majorité des devises du G10, pénalisé par la contraction des rendements souverains américains observée entre le 19 et le 23 octobre. Le taux du Trésor à 10 ans a reculé de 10 points de base pour clôturer exactement sur le seuil psychologique de 5,00 %, tandis que le rendement à 2 ans, baromètre direct des anticipations de politique monétaire, a cédé 8 points de base à 4,69 %. Cet effritement de la prime de rendement américaine s'est accompagné d'une liquidation marquée sur les actifs alternatifs et refuges : l'once d'or (XAU/USD) a chuté de 4,09 % à 3 995 $ après avoir évolué dans une large fourchette de 3 975 $ à 4 189 $, et le Bitcoin s'est replié de 0,75 % à 81 200 $. À l'inverse, la fermeté du baril de WTI, qui a gagné 4,44 % sur la semaine pour clôturer à 103,43 $ avant de rouvrir à 102,12 $ dimanche soir, maintient une pression inflationniste latente que les marchés actions américains ont relativement bien absorbée, le S&P 500 ne cédant que 0,29 % à 7 631 points.
La dynamique du dollar au cours des prochaines séances sera suspendue à la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale ce mercredi 28 octobre à 18h00 GMT, suivie de la conférence de presse à 18h30 GMT. Le consensus anticipe un maintien du taux directeur à 4,00 %, plaçant l'intégralité de l'attention des desks institutionnels sur l'évaluation que fera la banque centrale de la trajectoire de croissance et de la résilience de la demande interne. Dès mardi à 14h00 GMT, l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board est attendu en léger repli à 80,7 contre 81,9 précédemment. Mais le véritable test interviendra jeudi à 12h30 GMT avec la publication simultanée de la première estimation du PIB du troisième trimestre, attendue en forte accélération à 3,2 % en rythme annualisé après 1,5 % au trimestre précédent, et de l'indice PCE sous-jacent de septembre, prévu en hausse de 0,3 % sur un mois contre 0,2 % précédemment. Une confirmation de ce couplage entre accélération de la croissance réelle et réaccélération mensuelle des prix raviverait les tensions sur le segment à 2 ans américain (4,69 %) et stopperait le mouvement de vente du dollar observé la semaine dernière face au bloc des devises matières premières.
Euro
L'euro a figuré parmi les devises les plus vulnérables la semaine dernière, cédant 0,32 % face au dollar pour clôturer vendredi à 1,1203 au sein d'une fourchette étroite comprise entre 1,1184 et 1,1258. La monnaie unique a toutefois bénéficié d'un léger courant acheteur dès la réouverture des échanges dimanche soir à 1,1217, en réaction directe à la décision de l'agence Moody's vendredi soir de maintenir la note souveraine de la France à Aa3 (perspective négative), déjouant les craintes d'un abaissement qui aurait aligné l'agence sur Fitch et S&P, lesquelles notent déjà l'Hexagone un cran plus bas. La semaine passée, la tension sur la signature française avait propulsé le rendement de l'OAT à 10 ans jusqu'à 5,14 %, son niveau le plus élevé depuis juillet 2002. En accordant le bénéfice du doute au gouvernement français sur sa capacité à faire adopter un budget 2027 ramenant le déficit public de 5,4 % à 5,0 % du PIB, Moody's offre une soupape de décompression aux marchés obligataires européens, même si la prime de risque politique demeure élevée.
Au-delà de la question budgétaire française, la sous-performance structurelle de l'euro s'explique par la dégradation des termes de l'échange de la zone euro consécutive à la hausse du pétrole WTI au-dessus des 100 $ (clôture à 103,43 $ vendredi, après un point bas hebdomadaire à 95,24 $). Ce choc énergétique pèse directement sur la compétitivité industrielle du continent, comme en témoigne le recul marqué du DAX 40 de 1,31 % à 25 139 points, une baisse quatre fois supérieure à celle du S&P 500 (−0,29 %). Dans cet environnement de stagflation énergétique et de resserrement des conditions financières souveraines, la Banque centrale européenne réunira son Conseil des gouverneurs ce jeudi 29 octobre à 13h15 GMT (conférence de presse à 13h45 GMT). Le marché anticipe un statu quo sur le taux de refinancement à 2,65 %. Prise en étau entre la flambée du brut et la fragilité des bilans publics européens, l'institution de Francfort dispose d'une marge de manœuvre extrêmement réduite, ce qui devrait limiter le potentiel de rebond de l'EUR/USD au-delà de son sommet hebdomadaire de 1,1258.
Yen
Le yen japonais a enregistré un rebond notable de 0,73 % face au billet vert sur la semaine écoulée, ramenant la paire USD/JPY à 156,87 en clôture vendredi, après avoir oscillé dans un couloir de 253 pips entre 156,07 et 158,60. Ce mouvement d'appréciation de la devise nippone s'est opéré en dépit de la hausse de 4,44 % du baril de WTI à 103,43 $, un facteur pourtant traditionnellement défavorable à la balance commerciale énergétique de l'archipel. La dynamique de l'USD/JPY a été intégralement gouvernée par le canal des taux d'intérêt : le repli de 10 points de base du rendement américain à 10 ans vers 5,00 % et de 8 points de base du 2 ans vers 4,69 % a mécaniquement réduit l'attrait des stratégies de portage financées en yen, déclenchant des prises de bénéfices sur les positions longues USD/JPY à l'approche du seuil de 158,60.
L'attention des opérateurs se tourne désormais vers la réunion de politique monétaire de la Banque du Japon programmée ce vendredi 30 octobre vers 02h30 GMT, qui clôturera le bal des banques centrales de la semaine. Le calendrier économique indique un taux directeur maintenu sous le seuil de 1,25 % (niveau exact actuel n.d.). La persistance d'un taux de change proche de 157 yens pour un dollar, combinée à un baril de pétrole évoluant au-dessus de 102 $ à la réouverture dominicale (102,12 $), exerce une pression directe sur le coût des importations japonaises. Si les chiffres du PIB et du PCE américains publiés jeudi devaient relancer les rendements du Trésor américain au-dessus de 5,00 % sur l'échéance à 10 ans avant même la décision de Tokyo, la paire USD/JPY testerait rapidement la borne haute de sa fourchette récente à 158,60, forçant la Banque du Japon à adopter une rhétorique vigilante face à la dépréciation de sa monnaie.
Livre sterling
La livre sterling a fait preuve d'une résilience remarquable au cours des sept derniers jours, s'adjugeant 0,36 % face au dollar pour clôturer à 1,3376 (au sein d'une fourchette de 1,3297 à 1,3418) et s'appréciant nettement face à l'euro. Alors que le continent européen subissait de plein fouet les tensions obligataires françaises et le repli des valeurs industrielles allemandes, la devise britannique a profité de son statut de valeur refuge relative au sein de la région européenne et du repli des taux américains à 2 ans (4,69 %) et 10 ans (5,00 %). La fermeté des cours du brut (WTI à 103,43 $) a également soutenu marginalement le complexe britannique par rapport à ses pairs européens purement importateurs, permettant au câble de se maintenir à proximité de son sommet hebdomadaire de 1,3418.
Toutefois, le véritable catalyseur domestique pour la livre sterling cette semaine n'est pas monétaire mais budgétaire, avec la présentation du budget annuel du Royaume-Uni prévue ce mercredi 28 octobre à 12h30 GMT. L'exemple français de la semaine dernière — où le rendement à 10 ans a touché 5,14 % avant le verdict de Moody's — rappelle avec acuité la sensibilité extrême des investisseurs obligataires internationaux aux trajectoires de déficits publics dans un monde où le 10 ans américain rémunère à 5,00 %. Les gérants d'actifs scruteront la crédibilité des objectifs d'émission de dette et de consolidation fiscale de Londres : un budget perçu comme trop expansionniste provoquerait une tension sur les Gilts susceptible de déstabiliser la livre, tandis qu'une trajectoire budgétaire rigoureuse conforterait le support de 1,3297 sur le GBP/USD et prolongerait la surperformance du sterling face à l'euro.
Franc suisse
Le franc suisse est la seule devise majeure, avec l'euro, à avoir cédé du terrain face au dollar américain la semaine dernière, reculant de 0,13 % (l'USD/CHF progressant de 0,13 % pour clôturer à 0,8250, au sein d'une fourchette comprise entre 0,8191 et 0,8269). Cette sous-performance relative de la devise helvétique est intimement liée à la violente correction de l'or (XAU/USD), qui a décroché de 4,09 % sur la semaine pour terminer à 3 995 $ l'once, après avoir culminé à 4 189 $. Le dégonflement simultané de la prime sur le métal jaune et le repli modéré du franc suisse témoignent d'une rotation des portefeuilles institutionnels hors des actifs refuges traditionnels sans rendement ou à faible portage, au profit des devises cycliques offrant une exposition directe au cycle des matières premières énergétiques et à des banques centrales en phase de resserrement.
En outre, le soulagement apporté vendredi soir par le maintien de la note Aa3 de la France par Moody's réduit à court terme le risque de fragmentation financière aiguë au sein de la zone euro, ce qui atténue les flux de couverture d'urgence vers le franc suisse à l'ouverture de ce lundi (l'EUR/USD ayant rouvert en hausse à 1,1217). En l'absence de réunion de la Banque nationale suisse ou de publication macroéconomique helvétique majeure à l'agenda de la semaine, l'évolution de l'USD/CHF entre ses bornes de 0,8191 et 0,8269 dépendra exclusivement du comportement de l'or autour du seuil psychologique des 4 000 $ et de la réaction des rendements américains à 2 ans (4,69 %) aux annonces de la Fed mercredi et aux chiffres du PIB américain jeudi.
Bloc des devises matières premières (AUD, NZD, CAD)
Le bloc des devises matières premières a dominé sans partage le tableau des performances du G10 la semaine dernière, s'adjugeant les trois premières places face au billet vert : le dollar australien a bondi de 1,28 % pour clôturer à 0,7035 (au plus haut de sa fourchette hebdomadaire de 0,6962 à 0,7039), le dollar canadien s'est apprécié de 0,97 % (l'USD/CAD reculant de 0,96 % à 1,4006, après un point haut à 1,4127 et un point bas à 1,3968), et le dollar néo-zélandais a progressé de 0,85 % à 0,5700 (fourchette de 0,5651 à 0,5710). Cette appréciation synchronisée repose sur un double moteur fondamental puissant : d'une part, le choc positif sur les termes de l'échange généré par l'envolée de 4,44 % du pétrole WTI à 103,43 $ (malgré la chute de l'or de 4,09 % à 3 995 $), et d'autre part, une divergence monétaire majeure qui place les banques centrales de ce bloc à contre-courant du statu quo attendu de la part de la Fed (4,00 %) et de la BCE (2,65 %).
Dans le Pacifique Sud, la séance asiatique de mercredi 28 octobre constituera le pivot de la semaine. À 00h30 GMT, l'Australie publiera son indice des prix à la consommation (IPC) de septembre en glissement annuel, attendu en accélération à 4,2 % contre 4,0 % précédemment. Une telle dynamique inflationniste justifie pleinement la vigueur de l'AUD/USD au-dessus de 0,7000 en alimentant les anticipations de fermeté monétaire. Trente minutes plus tard, à 01h00 GMT, la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) annoncera sa décision de politique monétaire : le consensus anticipe une hausse de 25 points de base de son taux directeur, qui passerait de 2,75 % à 3,00 %. Ce resserrement effectif, combiné au repli du taux américain à 2 ans à 4,69 %, explique pourquoi le NZD/USD a clôturé vendredi à 0,5700, tout près de son sommet hebdomadaire de 0,5710.
De son côté, le dollar canadien bénéficie d'un alignement idéal entre le marché de l'énergie et la politique monétaire. L'ancrage du WTI au-dessus des 100 $ — malgré un léger tassement à 102,12 $ à la réouverture dominicale — améliore directement la balance courante canadienne tout en ravivant les pressions inflationnistes internes. En conséquence, le marché s'attend à ce que la Banque du Canada procède, ce mercredi 28 octobre à 13h45 GMT, à un relèvement de 25 points de base de son taux directeur pour le porter de 2,25 % à 2,50 %. La perspective de voir la Banque du Canada resserrer sa politique quelques heures seulement avant un statu quo attendu de la Réserve fédérale américaine à 18h00 GMT maintient une pression baissière fondamentale sur la paire USD/CAD, qui tente de s'installer durablement sous le seuil psychologique de 1,4000 après avoir touché 1,3968 la semaine passée.
Agenda de la semaine
Heures GMT, soit l’heure de Bamako, Dakar et Abidjan. Prévisions et chiffres précédents selon le calendrier Forex Factory.
| Jour | GMT | Pays | Événement | Prévision | Précédent |
|---|---|---|---|---|---|
| Mercredi 28 | 00:30 | Australie | Inflation sur un mois | 0,7% | 0,4% |
| 00:30 | Australie | Inflation sur un an | 4,2% | 4,0% | |
| 01:00 | Nouvelle-Zélande | Décision de la RBNZ | 3,00% | 2,75% | |
| 02:00 | Nouvelle-Zélande | Conférence de presse de la RBNZ | — | — | |
| 12:30 | Royaume-Uni | Présentation du budget annuel | — | — | |
| 13:45 | Canada | Décision de la Banque du Canada | 2,50% | 2,25% | |
| 14:30 | Canada | Conférence de presse de la BoC | — | — | |
| 18:00 | États-Unis | Décision de la Fed | 4,00% | 4,00% | |
| 18:30 | États-Unis | Conférence de presse de la Fed | — | — | |
| Jeudi 29 | 12:30 | États-Unis | PIB, 1re estimation (trimestriel annualisé) | 3,2% | 1,5% |
| 12:30 | États-Unis | PCE sous-jacent sur un mois | 0,3% | 0,2% | |
| 13:15 | Zone euro | Décision de la BCE | 2,65% | 2,65% | |
| 13:45 | Zone euro | Conférence de presse de la BCE | — | — | |
| Vendredi 30 | 02:30 | Japon | Décision de la Banque du Japon | <1,25% | <1,25% |
| 05:30 | Japon | Conférence de presse de la BoJ | — | — |